Escalade en Dauphiné - France

Aliénation des chemins ruraux à Choranche (Vercors)

Suite...
vendredi 17 mars 2017 par Dominique Duhaut

Reportage VercorsTV

A travers ce film, G. Marbach de l’association "Des chemins pour tous" explique avec beaucoup de clarté ce qui nous oppose (je suis membre de cette association) au projet du conseil municipal d’aliéner un certain nombre de chemins au profit de riverains.
VercorsTV a donné la parole aux deux parties. Mais on est étonné de constater que le maire et son premier adjoint n’osent pas s’exprimer à visage découvert !

État du dossier (les dernières infos)

Vendredi 17 mars 2017

Happy end
Depuis que Mr Bourne-Branchu a cédé son fauteuil de maire de Choranche à Mme Moreau-Glénat en juillet 2016, il est redevenu possible de négocier avec l’équipe municipale. Des changements de politique très positifs sont apparus.
Mme le Maire nous a précisé sa position lors d’une entrevue qu’elle nous a accordée le 13 septembre 2016.
Seuls deux chemins seront aliénés : ce sont deux chemins goudronnés depuis longtemps qui constituent les accès à deux hameaux : celui de Sirouza et celui des Arnauds, ce qui ne soulève aucune difficulté : il s’agit de la simple régularisation d’un état de fait. Aucun des autres chemins ruraux ne sera aliéné, en particulier le chemin le plus emblématique, celui qui rejoint Choranche à Presles via le hameau de la Bournière. Ce chemin ne sera pas non plus réservé à l’usage agricole, comme le Comité de pilotage instauré par la Préfecture l’avait envisagé. Afin que les esprits s’apaisent, il est simplement demandé à l’association des Chemins pour tous de ne pas faire de publicité incitant à une fréquentation plus importante de ce chemin par rapport à ce qu’elle est actuellement.
Le projet de transformer le sentier des Falaises en chemin rural est abandonné. Ce sentier, qui double le chemin rural ci-dessus en étant plus escarpé, constitue en particulier l’un des accès au pied des voies des falaises de Presles. Il est prévu qu’il soit sécurisé puis simplement inscrit au Plan départemental des itinéraires de promenade et de randonnée (PDIPR) géré par le Conseil départemental, après conventionnement avec les propriétaires riverains.
Pour manifester cette normalisation des rapports entre la municipalité de Choranche et l’association, des actions communes sont programmées.
L’une s’est déjà réalisée : le 8 octobre 2016, le chemin du Vert, réouvert à la randonnée en 2016, et qui permet d’effectuer une boucle autour du sommet des Trois Châteaux sur les territoires de Choranche et de Pont-en-Royans, a été inauguré conjointement par la municipalité et l’association, en présence du Parc et d’élus du canton.
D’autre part l’association présentera désormais chaque année à la mairie un plan d’entretien par ses soins des chemins ruraux de la commune. Ce plan sera soumis au vote du conseil municipal.
Après plus de quatre années de lutte, nous pouvons maintenant estimer que les chemins ruraux de Choranche sont sauvés.

Lundi 25 mai 2015

Peu de choses ont bougé depuis les informations que nous avons avons données le 7 janvier.

Pour l’instant, aucun des propriétaires des terrains traversés par le sentier des Falaises n’a été contacté par la mairie. Il semble que celle-ci attende encore l’évaluation qu’elle a demandée aux Domaines avant de commencer ses visites. D’ores et déjà, Bruno Bégou nous a fait savoir qu’il refuserait de vendre si le moindre chemin était aliéné.

Nous avons constaté sur la carte Didier & Richard des itinéraires de randonnées du Parc du Vercors, qu’une partie du sentier des Falaises était classée « passage dangereux sur un itinéraire pédestre ».
Stéphane Fayollat, technicien en charge des sentiers au Parc, indique qu’il n’y voit aucun problème, de « nombreux passages de ce type existant sur divers itinéraires ». Pourtant, la carte Didier & Richard n’en répertorie que... six au total. Dont deux sur le territoire de Choranche !
À part dans notre commune, l’idée n’est venue à personne de classer « chemin rural » un tel passage dangereux…
Nous avons interpellé le Préfet à ce sujet fin avril.

Bernard Pérazio, interrogé début décembre sur le point de vue défendu par la CCBI dans le comité de pilotage (réserver le chemin de la Bournière à Presles au seul usage agricole, puis le déclasser, contrairement aux engagements oraux antérieurs), a d’abord prétexté avoir perdu notre courrier. Un double lui a été envoyé début mars, auquel il n’a pas mieux répondu.

Avec Laurent Garnier, nous avons rencontré le 30 mars Dominique Gimelle, vice-président du Parc du Vercors et membre du comité de pilotage. Visiblement il ne s’intéresse pas au dossier, puisqu’il semblait pratiquement tout ignorer. Pourtant il avait assisté au comité de pilotage du 7 novembre, où il représentait le Parc, il avait reçu le compte-rendu officiel de cette réunion, il avait également reçu les commentaires que nous avons envoyés à tous les membres du comité à la suite de la réception de ce compte-rendu.
L’entrevue a été la réplique de celle que nos avions eue avec la présidente du Parc, Catherine Brette, en octobre : tous nos arguments sont approuvés et notre point de vue semble épousé ; cependant aucune des promesses formulées n’est respectée. C. Brette devait organiser une réunion entre notre association et les responsables du Parc concernés par le projet. Elle n’a pas eu lieu, sans qu’aucune explication soit donnée. D. Gimelle devait quant à lui demander une entrevue avec le préfet. Nous attendons toujours.

Mercredi 30 avril 2014

précisions suite au conseil municipal du 30/04 :
• Les délibérations du 30 janvier sont toutes annulées (y compris les 3 permis de construire)
• Geneviève MG recherchera un consensus avant d’aliéner les chemins cas après cas.
• Monique a déposé un courrier pour se prévaloir de la presciption trentenaire pour les chemins de sa propriété. Selon G MG soit la commune cède ces chemins (euro symbolique) au risque qu’il y ait un recours au TA soit ce sera traité par le TGI (solution qu’elle privilégie).
• Lorsque H Jacques a posé la question des réunions de conciliation sur chemins, elle n’a pas fixé de date à cause d’un agenda chargé mais elle a fait remarqué que si on demandait que les propriétaires concernés ne soient pas présents alors la commune demandait également d’écarter certains de la commission chemin qu’elle juge trop excessifs, revendicatifs..voire agressifs
Nous aurons une réunion de bureau demain en particulier pour répondre à cette dernière demande. Pour ma part (je pense que je suis visé), je répondrais : cette demande est irrecevable pour les raisons suivantes :
1. dans une négociation, il est compréhensible d’avoir en face de soi les interlocuteurs les plus compréhensifs, arrangeants pour ses propres intérêts mais notre association comprend différents courants et il est tout à fait normal qu’ils soient également représentés
2. la demande est largement disproportionnée lorsqu’on la compare à celle de l’association qui demande simplement que la commission municipale ne comprenne pas de propriétaires riverains directement intéressés par l’aliénation pour prévenir tout conflit d’interêt.
La prétendue agressivité pendant les réunions de conciliation nous parait dénuée de fondement même si la tension était palpable puisque la commission municipale normalement garante de l’intérêt général n’a jamais fait la moindre concession ni la moindre proposition de solution sur les 3 problèmes bloquant la conciliation.
Nous sommes tout à fait d’accord pour aborder cette nouvelle phase en oubliant le passif, en restant ouvert et disponible à toute discussion permettant simplement de respecter l’intérêt collectif de notre commune.

Samedi 26 avril 2014

D’abord les espoirs de changement par les élections sont restés vains, il faut donc continuer à défendre nos chemins ruraux avec une équipe municipale dirigée par le même maire. Un recours gracieux a donc été déposé le 27 mars par notre avocat Me Mollion à l’encontre des 6 délibérations d’aliénation du 31 janvier 2014 dont une en particulier ne répondait pas aux réserves émises pendant l’enquête d’utilité publique.
Le 30 mars, un huissier a constaté l’impossibilité d’accéder à 3 chemins ruraux de la commune. Afin de prendre date dans sa future tentative d’acquérir les chemins de sa propriété par prescription trentenaire, nous avons envoyé une lettre recommandée à Mme Rancoud Guillon (5 avril).
Le 4 avril, la nouvelle équipe municipale a demandé à toutes les associations de la commune de présenter leurs objets et leurs projets. Nous avons préparé un texte (ci-joint

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Présentation au conseil municipal du 4 avril 2014

), Georges l’a lu devant le conseil . Dans cette intervention, nous montrions notre détermination tout en privilégiant la reprise des négociations.
Notre volonté et surtout le recours gracieux de notre avocat qui préfigurait une action auprès du tribunal administratif semblent avoir porté ses fruits puisqu’on apprend qu’à l’ordre du jour du conseil municipal du 30 avril il y a un point sur l’annulation des délibérations du 31 janvier.
C’est une très bonne nouvelle (si ça se confirme) mais les futurs négociations, si elles redémarrent, ne s’annoncent pas sous de très bons hospices à cause de la stratégie d’évitement de certains propriétaires. Par exemple pour les 3 points bloquants des dernières négociations, on peut être très inquiets :
• La Ranconnière : le commissaire enquêteur assortissait son avis favorable à la vente préalable d’une parcelle de M Rancoud Guillon pour créer un nouveau chemin rural. La vigilance reste nécessaire parce qu’on peut penser que le conseil municipal va proposer le chemin des Vignes en remplacement
• Les chemins d’accès au Gournier. De la même manière, on ne demande que ce que le commissaire enquêteur demande : que d’autres accès publics (sous forme de réserves) au Gournier soient proposés. Après avoir d’abord réfléchi à ne pas revendiquer une partie d’un chemin, Mme M Rancoud Guillon veut utiliser la prescription trentenaire pour devenir seule propriétaire sans avoir rien à payer.
• Le chemin Bournière à Presles : S’appuyant sur un soi disant accord de 1986 qui aurait validé un échange entre le chemin de la Bournière et le chemin des falaises, le commissaire enquêteur mais aussi le Parc soutenaient l’aliénation demandée à condition que le chemin des falaises devienne chemin rural. Pour notre part, il n’y a pas d’écrit donc il n’y a pas d’accord, et nous continuons à souhaiter conserver les deux itinéraires, l’un pour les grimpeurs, l’autre pour les randonneurs. Le maire a fait le forcing pour aboutir au plus vite et il a fallu une intervention (22 janvier) de la préfecture pour l’arrêter, en créant un comité de pilotage comprenant la commune, la CCBI, le Parc et les propriétaires concernés mais sans notre association !!! Il est vrai qu’on a gagné du temps et que le maire ne peut pas agir seul mais nous sommes très inquiets du résultat final lorsqu’on lit les missions de ce comité : « Cette instance aura pour mission, d’une part, d’assister la commune dans les négociations à mener avec chacun des propriétaires pour faire l’acquisition des terrains d’assiette de ce chemin, et, d’autre part, réfléchir et faire des propositions sur les aménagements à réaliser, les modifications éventuelles du tracé et les travaux de sécurisation du site. Les représentants du Parc du Vercors viendront en appui de la commune dans les négociations avec les propriétaires et la recherche de solutions techniques acceptées par toutes les parties »
Nous avons rencontré notre avocat à Choranche le 18 avril pour évoquer tous ces points, il nous a proposé quelques voies possibles : lettre ouverte au préfet, demande à la mairie de réouverture des chemins ruraux…
Dans un premier temps nous sommes dans l’attente des futures discussions avec la mairie (voir le dernier cr joint

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Compte-rendu chemins ruraux 21 janvier 2014

) et nous vous tiendrons informés de la suite des événements.
Nous vous rappelons que les rencontres proposées par notre association sur nos chemins ruraux ont commencé. La première s’est déroulée le samedi 12 avril, nous étions une quinzaine, sommes partis du village, La Ranconnière, la Bournière direction Presles puis retour par le sentier des falaises. Nos futurs rendez vous se feront environ une fois par mois.Prochaine sortie, le 17 mai matin, prévoyez le pique nique mais surtout vos outils, nous défricherons l’itinéraire aire de pique-nique vers la route au niveau Font Chaude.
A bientôt
Bernard DURET
Association DES CHEMINS POUR TOUS

Mercredi 12 mars 2014

Nous avons reçu il y a quelques jours de notre députée Michèle Bonneton, que nous avions rencontrée le 16 décembre, la copie du courrier qu’elle a elle-même reçu en réponse à son interpellation du préfet.

Nous avons été amusés par le caractère partisan de cette lettre ; Madame Bonneton nous avait d’ailleurs avertis que le préfet actuel n’aimait pas que les associations se permettent de l’alerter directement.

En effet le préfet s’y étend longuement sur la façon dont le maire s’est conformé à la loi — comme s’il ne s’agissait pas d’une obligation réglementaire, mais une amabilité de sa part — mais tais pudiquement ses nombreuses infractions à la procédure, aux usages, au respect de ses administrés.
Il est remarquable également qu’il fasse aussi peu de cas de notre association Des chemins pour tous. En particulier, il ne nous a pas échappé que tous les dires du maire sont reportés au présent de l’indicatif, c’est-à-dire comme des faits avérés, alors que ceux de l’association, pourtant appuyés auprès du préfet par la députée, sont retranscrits au conditionnel, comme des affirmations suspectes !

Néanmoins il ne faut pas s’arrêter à la forme de ce courrier mais plutôt à son fond : il rend compte d’une réunion en préfecture du 22 janvier et surtout de la création subséquente d’un comité de pilotage, ce qui est une vraie victoire pour nous. Nous étions au courant des deux, mais de manière indirecte.
En effet nous n’avons pas été convoqués en préfecture, le compte-rendu officiel de cette réunion nous a été refusé et nous ne figurons pas au comité de pilotage (toutes choses qui confirment les impressions ci-dessus). Donc nous n’étions pas censés être au courant et ne pouvions pas en faire état. Avec ce courrier, tout devient officiel et je peux donc librement vous informer.

Avec la mise en place de ce comité de pilotage, le maire se trouve empêché, même s’il gagne les prochaines élections, pour ce qui concerne l’itinéraire de Choranche à Presles, d’agir seul. Il est désormais encadré par la CCBI d’une part, par le Parc de l’autre, tous deux étant nos défenseurs et non nos adversaires, comme en ont témoigné leur prises de position respectives.
Les chemins concernés par ce comité de pilotage sont le chemin rural de la Bournière à Presles, le chemin rural de la Bournière à Blache des Beaumes qui en est la suite, et le chemin des Falaises (ou des grimpeurs), classé PDIPR et par lequel le maire veut faire passer les randonneurs après avoir aliéné les deux précédents. Ce à quoi nous continuons de nous opposer, voulant conserver les deux itinéraires, l’un pour les grimpeurs, l’autre pour les randonneurs qu’il faut maintenir loin des risques de chutes de pierres puisqu’ils ne portent pas de casque de protection.
De longs mois vont donc se passer avant que les choses avancent au sein de ce comité, et le chemin ancestral de Choranche à Presles n’est plus menacé dans l’immédiat. D’ici là, beaucoup de choses peuvent peut-être changer dans le bon sens…

Je vous informe aussi que le 31 janvier le conseil municipal a aliéné 6 chemins. La rédaction volontairement vague de l’ordre du jour : « aliénation de certains chemins ruraux…) ne permettait pas de savoir quels étaient les chemins concernés. En fait il s’est agi de cinq portions de chemins sur l’aliénation desquels l’association et la mairie étaient d’accord. Mais le maire, contrairement à ce qu’il avait dit lors de nos négociations, en a rajouté subrepticement un sixième qui reste pourtant en litige : celui de la Ranconnière, pour lequel les deux réserves du commissaire-enquêteur ne sont pas levées. Nous réfléchissons actuellement à ce qu’il conviendra de faire à ce sujet.

Bilan actuel : des 10 chemins prévus à l’aliénation par la mairie, 6 ont été aliénés, 1 pour lequel un accord avait été trouvé reste en suspens (au village chez Mme Rancoud, 1ère adjointe, dont les intentions restent floues), 2 sont en litige autour de la Bournière (en particulier chez le maire). La mairie a renoncé à l’aliénation du dixième, le chemin de Gamone à Pont-en-Royans, ainsi qu’à la partie haute du chemin de Chevaline (seule la traversée du hameau des Payres étant aliénée).

Mercredi 23 janvier 2014

Notre action pour la sauvegarde des chemins ruraux de la commune, la pétition lancée sur internet, les articles de presse, les interventions à la radio et sur Vercors TV ont placé Choranche sur la sellette, mais tout ce battage a fait avancer la recherche d’une solution.
Nous n’avons découvert ce projet d’aliénation que par l’ouverture de l’enquête publique, et déplorons que le maire n’ait pas jugé utile d’avertir ses concitoyens d’un projet aussi sensible, engagé depuis deux ans, avant que la procédure obligatoire ne l’y contraigne. Le prix très bas dont allaient profiter ceux qui projetaient d’acheter nos chemins nous a choqués. La constatation que quatre membres du conseil municipal allaient profiter de cette opération nous a paru en totale opposition avec les principes de probité qui devraient gouverner l’action des élus à qui nous avons confié la bonne gestion de la commune. Enfin, l’ampleur même du projet était scandaleuse : il est extrêmement rare qu’autant de chemins (pas moins de dix, soit près de 50% de tous nos chemins ruraux) soit proposés à l’aliénation par un conseil municipal.
Toutes ces raisons nous ont conduits à chercher à fédérer les défenseurs de l’intérêt général et à créer notre association pour ramener cette opération d’aliénation à de plus justes proportions. Nous avons constaté que la sauvegarde des chemins ruraux intéressait beaucoup de monde autour de Choranche et c’est pourquoi Des chemins pour tous étend son action à toutes les communes limitrophes de la nôtre. Notre objet social est de sauvegarder et de valoriser les chemins ruraux de nos communes et de participer bénévolement à leur entretien. Nous sommes partisans d’une cohabitation sereine entre agriculteurs et professionnels du tourisme sur la commune ; chacune de ces deux catégories est un agent économique important ayant des droits à faire valoir, mais dans le respect de ceux de l’autre : aliéner des chemins intéressants pour la randonnée porte un coup très clair à la seconde. Accepter d’en débattre avant toute action unilatérale du conseil municipal aurait été la moindre des choses.
Si nous sommes déterminés, nous ne sommes pas pour autant sur une position extrémiste de rejet en bloc de toute aliénation. Les temps changent ; certains chemins n’ont plus le moindre intérêt et peuvent tout à fait être aliénés. D’autres passent entre les maisons des hameaux et constituent une gêne pour le voisinage, à laquelle il est possible de remédier en déviant la courte section concernée de leur trajet. Mais d’autres encore présentent un réel intérêt, soit comme réserve foncière pour de futurs aménagements, soit pour les besoins de la randonnée : il faut conserver ce bien commun.
Voilà le point de vue défendu par l’association. Pour guider son action, elle a établi un schéma global de la circulation pédestre sur la commune. Elle demande que les chemins qui y figurent soient conservés dans le patrimoine communal ; ce sont ceux qui assurent la continuité des déplacements pédestres intercommunaux vers Châtelus, Presles, Pont en Royans et Rencurel, ou qui offrent des possibilités intéressantes de promenade pour les Choranchois à partir du bourg.
Suite à l’enquête, qui a comptabilisé plus de 80 contributions, nombre particulièrement élevé dont la très grande majorité était contre le projet, le Commissaire-Enquêteur a rendu ses conclusions à la mi-octobre. Elles rejoignent très largement notre position, sauf sur deux points (l’itinéraire du village à Presles via la Bournière, et les accès au Gournier dans le village), sur lesquels il avait reçu du maire des informations que nous estimons très « orientées », pour ne pas dire fausses, comme en témoigne clairement le mot à mot de son rapport.
Le Commissaire Enquêteur formulait encore deux requêtes : que soit réglé le problème de la circulation dans le hameau de la Ranconnière, et que soit enfin donnée aux habitants l’information que le maire leur avait jusqu’à présent refusée. En particulier, il demandait que ce dernier ouvre une négociation avec notre association, dont la représentativité n’est pas récusable : la pétition que nous avons lancée sur Internet a recueilli 3500 signatures. Cette demande du Commissaire n’a pas été suivi du moindre effet. Il a fallu, après un mois d’inaction du maire, l’envoi d’une lettre recommandée avec accusé de réception pour que le maire accepte enfin de nous recevoir.
Une entrevue a donc eu lieu le 25 novembre entre le conseil municipal et l’association Des chemins pour tous. Même s’il a été parfois difficile, l’essentiel est qu’un dialogue a pu enfin s’instaurer. En fin de réunion, un accord a été constaté entre les deux délégations à propos de l’aliénation totale ou partielle de six des chemins prévus au départ. Il restait à traiter les trois points mentionnés ci-dessus. La municipalité nous ayant mis au défi de résoudre ces derniers problèmes, nous avons accepté le challenge.
Des chemins pour tous a donc entrepris de rencontrer les protagonistes. Un premier accord a été acquis au sujet de la Ranconnière, puis dénoncé par l’un des propriétaires. Cependant une nouvelle solution a été trouvée. Un second accord a été mis sur pied à propos du Gournier. Nous en avons rendu compte au cours d’une seconde réunion en mairie lundi 16 décembre. Il ne reste plus qu’un problème à résoudre : celui du chemin de la Bournière à Presles, dont le maire est l’unique riverain sur près d’un km (mis à part une courte section).
Notre position est ferme : il est hors de question d’aliéner le chemin de la Bournière à Presles, un chemin plus que millénaire, d’un intérêt patrimonial exceptionnel, et qui offre toutes les garanties de confort, d’agrément et de sécurité aux randonneurs ; ce qui repousserait ceux-ci, comme le souhaite le maire, vers le sentier des Falaises, destiné aux grimpeurs et qui est inadapté à la randonnée puisque raide, étroit, tracé en dévers, présentant des contre-pentes et surtout très exposé en toutes saisons aux chutes de pierres. La circulation au pied de nos falaises a déjà fait deux morts, un randonneur et un grimpeur, en faudrait-il un troisième pour que le bon sens s’impose ?
En cours de réunion, Mr Bourne Branchu a accepté d’aborder sérieusement ce problème. Deux difficultés restaient à résoudre : le tracé actuel du chemin rural au niveau du hameau de la Bournière, qui peut entraîner des nuisances, doit en être éloigné. Et des aménagements spécifiques sont à prévoir pour permettre le passage des randonneurs au niveau des clôtures des parcs. La CCBI a accepté de nous mettre à disposition le Garde Vert pour cette étude, et le Parc du Vercors nous a assurés de l’existence de financements pour lesquels son assistance nous est acquise.
Hélas, huit jours plus tard, Monsieur Bourne Branchu revenait sur son accord, prétextant que nous l’aurions traité sur Internet d’ « inconscient ». Nous avons aisément apporté la preuve que cette assertion était fausse, mais le maire a maintenu son refus, ne donnant aucune explication à sa volte-face, si ce n’est : « parce que c’est comme ça ».
Une entrevue a eu lieu avec le voisin du maire à la Bournière, Monsieur Bourne Branchu Gérard Fernand (même nom mais pas de lien de parenté), sans trouver non plus avec lui de solution pour une déviation du chemin au niveau du hameau.
Devant cette impasse, nous avons décidé de ne plus tenter de rouvrir pour l’instant ce chemin et de nous limiter à exiger un statu quo : l’itinéraire de Choranche à Presles par la Bournière resterait rural et serait conservé en l’état, en attendant que les mentalités changent et qu’un accord satisfaisant les deux parties puisse être trouvé.
Cette ouverture proposée au conseil municipal lors de la troisième réunion de conciliation qui a eu lieu mardi 21 janvier a encore été refusée par le maire. Il a déclaré qu’il maintiendrait personnellement la demande d’aliénation de « son » chemin et que la décision finale serait prise par un vote du conseil municipal.
Le seul point positif est qu’il a répété qu’il se conformerait aux réserves émises par le commissaire-enquêteur à la fin de l’enquête publique. Ceci implique des démarches et des actions qui rendent impossible l’aliénation de cet itinéraire avant les élections de mars. D’ici là, seule une aliénation partielle concernant des chemins où un accord a été acté entre l’association et le conseil municipal serait poursuivie.
Le sort du chemin de Choranche à Presles est donc repoussé au printemps. Il dépendra de la prochaine équipe municipale, mais notre lutte se poursuivra et il est absolument certain que si son aliénation devait être votée par le nouveau conseil, nous contesterions l’arrêté devant le Tribunal administratif.
La nouvelle équipe sera-t-elle moins intransigeante ? Acceptera-t-elle de prendre en compte l’intérêt des habitants vivant du tourisme ? Le pire n’est pas toujours sûr.
Espérons que la sagesse l’emportera et que ce chemin sera définitivement sauvegardé sans qu’il soit besoin de saisir la justice. Notre village retrouverait alors la sérénité et la cohésion que nous souhaitons tous.
L’association "Des chemins pour tous".

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