| PRÉSENTATION GÉNÉRALE |
| Le principe de la fiche consiste à mettre en parallèle
la difficulté des voies gravies et les modalités de leur ascension
: place dans la cordée, type de prise d'information, point d'aide
et chute éventuels. Un volume de points est attribué à chacun de ces 2 paramètres : 20 (de 1 à 20) pour la difficulté, proportionnellement à cette difficulté, 10 points pour les modalités (de 3 à 6 pour la place dans la cordée et 4 points de style). Une première fiche proposait une égale répartition de points entre difficulté et modalités ce qui entraînait une démotivation des élèves pour tenter des voies difficiles. Sur leur proposition la répartition 2/3 1/3 a été adoptée ce qui a immédiatement fait progresser le niveau de performance. |
| MODE D'EMPLOI |
| Après la séance d'escalade (et non pas sur
le terrain), l'élève est amené à faire un effort
de mémoire et à noter les voies réalisées :
leur nom, leur niveau de difficulté, la façon dont elles ont
été gravies en tenant compte de pénalités éventuelles.
Sachant que seule une voie achevée est comptabilisée ; 4 essais maximum sont possibles par voie ; une voie d'échauffement très facile ne sera pas comptabilisée dans le bilan de la journée. Pour chaque voie un total de points est établi (maximum possible 30 points pour une voie de 7c gravie en bon style). Une première moyenne est faite en divisant le total des points par le nombre de voies gravies. Il y a dans cette valeur une part de points " difficulté " et une part de points " modalités ". La répartition est de 2/3 difficulté et 1/3 modalité pour les voies dures, elle approche 50% pour les voies faciles. Il n'est donc pas possible d'isoler la part revenant à la difficulté par l'unique quotient 2/3 (ou une multiplication par 0,66). Il est nécessaire de moduler ce coefficient : 0,50 pour une voie en 4 jusqu'à 0,70 pour une voie en 7c. Le critère retenu pour le choix du coefficient de la journée est le niveau de la voie la plus difficile réalisée en tête et bon style. En multipliant la moyenne journalière par ce coefficient, on obtient une valeur de points qui correspond au NIVEAU OPTIMUM du grimpeur, c'est à dire un niveau inférieur à son niveau maximum mais représentatif malgré tout du niveau " où il assure ". Exemple : 9,4 5c+ (la barre doit être franchie pour être validée). |
| EN CONCLUSION |
| Cette recherche doit beaucoup " au terrain "
= élèves, cadres, tous ont cherché à améliorer
les premières formules. Nous sommes arrivés cette année
à un bon niveau de satisfaction, les NIVEAUX OPTIMUM annoncés
au groupe nous semblent très significatifs. Cette recherche a en tout cas mobilisé les énergies, motivé les élèves pour progresser = le niveau moyen du groupe 6a+ est exceptionnel, plusieurs élèves ont progressé de façon spectaculaire dans leur niveau de performance et la cohérence de la " fiche performance " y est pour beaucoup. |
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Document réalisé par Pierre CLERC - professeur d'E.P.S. - LGT F. Buisson Voiron
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